La mise en page d’un mémoire ne doit pas être négligée

La mise en page d’un mémoire est très importante. Si elle est bien structurée, elle facilite en effet la lecture et la compréhension du texte. Elle permet ainsi au lecteur de suivre le fil de l’argumentation sans être distrait par un format désordonné. Il faut respecter les normes académiques de présentation propres à chaque institution […]

La mise en page d’un mémoire est très importante. Si elle est bien structurée, elle facilite en effet la lecture et la compréhension du texte. Elle permet ainsi au lecteur de suivre le fil de l’argumentation sans être distrait par un format désordonné. Il faut respecter les normes académiques de présentation propres à chaque institution ou discipline. Cela montre alors que l’étudiant est rigoureux et professionnel et peut avoir un impact sur l’évaluation globale du travail.

Une mise en page adéquate aide à organiser les idées de manière logique. En effet, les titres, sous-titres, paragraphes, et autres éléments visuels (comme les tableaux ou les graphiques) permettent de structurer le discours et de mettre en avant les points essentiels. En particulier, les éléments de mise en page (comme la taille des polices, le gras, l’italique, etc.) aident à créer une hiérarchie visuelle des informations. Cela permet ainsi au lecteur de distinguer facilement les idées principales des détails secondaires.

Une présentation soignée renvoie en effet une image positive de l’auteur. Elle témoigne en effet du soin apporté à la rédaction et au travail de recherche. Cela peut donc influencer la perception des lecteurs (professeurs, jurys) sur la qualité globale du mémoire. La bonne mise en page d’un mémoire facilite notamment l’insertion et la gestion des références et des citations. Cela est particulièrement important dans un mémoire qui doit respecter des normes précises de citation.

Une mise en page de mémoire attrayante peut capter l’attention du lecteur et rendre la lecture plus agréable. Un mémoire visuellement bien présenté reflète également la créativité de l’auteur.

Mise en page du mémoire

Les exigences générales de mise en page pour un mémoire

Normes institutionnelles

Format général

  • Type de papier : A4 (21 x 29,7 cm)
  • Orientation : Portrait
  • Marges :
    • Marges supérieures et inférieures : 2,5 cm
    • Marges gauche : 3 cm (pour reliure)
    • Marges droite : 2 cm

Police de caractères

  • Type : Arial, Times New Roman ou Calibri
  • Taille : 12 points pour le texte principal, 10 points pour les notes de bas de page

Interligne et espacement

  • Interligne : 1,5 ou double (vérifier les exigences spécifiques)
  • Espacement : Pas d’espacement supplémentaire avant ou après les paragraphes

Numérotation des pages

  • Position : En bas de page, centré ou aligné à droite
  • Première page (page de garde) : Non numérotée
  • Table des matières et autres préliminaires : Numérotation en chiffres romains (I, II, III, IV, etc.)
  • Corps du mémoire : Numérotation en chiffres arabes (1, 2, 3, 4, etc.)

Titres et sous-titres

  • Titres de chapitres : En gras, taille 14 ou 16 points
  • Sous-titres : En gras ou italique, taille 12 ou 14 points
  • Alignement : Centré pour les titres de chapitres, à gauche pour les sous-titres

Table des matières

Elle doit inclure tous les chapitres, sections et sous-sections, ainsi que les numéros de page correspondants. On peut d’ailleurs créer une table des matières (ou sommaire) automatique avec Microsoft Word ou Google Docs. Il faut pour cela utiliser les Styles et appliquer les styles de titre (Titre 1, Titre 2, etc.) aux sections et sous-sections. Le sommaire pourra alors s’actualiser automatiquement (Google Docs) ou être mis à jour (Microsoft Word) avec la fonction Mettre à jour le champ.

Listes des abréviations et des illustrations

Il est courant d’inclure une section dédiée aux abréviations et aux illustrations. C’est en effet important pour la clarté et aide à la navigation dans le mémoire.

Citations

Respectez le style de citation requis par l’institution (APA, MLA, Chicago, etc.).

  • Citations directes : Si vous reprenez un passage exact d’une source, mettez-le entre guillemets et indiquez la référence. Par exemple, en style APA : (Nom de l’auteur, année, page). Exemple : Selon Dupont (2020), « la recherche est essentielle » (p. 45).
  • Paraphrase : Lorsque vous reformulez une idée, mentionnez la source sans utiliser de guillemets. Par exemple : La recherche joue un rôle crucial dans le développement des connaissances (Dupont, 2020).

En outre, faites attention à ne pas plagier, ce qui peut inclure l’utilisation non attribuée d’idées ou de phrases d’autres auteurs. Intégrez vos propres analyses et réflexions tout en créditant correctement les sources qui ont influencé votre travail.

Bibliographie

À la fin de votre mémoire, vous devez inclure une bibliographie avec la liste complète des références utilisées, en respectant le format du style choisi. Assurez-vous par ailleurs que chaque citation dans le texte a une entrée correspondante dans la liste des références.

Exemple de présentation selon le style APA :

  • Livre : Nom de l’auteur, Initiales. (Année). Titre du livre. Éditeur.

Exemple : Fignon, L. (2009). Nous étions jeunes et insouciants. Grasset

  • Article de revue : Nom de l’auteur, Initiales. (Année). Titre de l’article. Titre de la revue, volume(numéro), pages.

Assurez-vous que toutes les citations et références sont exactes et complètes. Vérifiez en particulier les noms, les dates, les titres d’œuvres, et la présentation des éléments.

Vous pouvez par ailleurs envisager l’utilisation de logiciels de gestion bibliographique (comme Zotero, EndNote ou Mendeley). Vous pourrez ainsi organiser vos références et générer automatiquement les citations dans le format désiré.

Graphiques et tableaux

  • Veillez à la pertinence et à la simplicité : Choisissez des graphiques et tableaux qui apportent une valeur ajoutée à votre argumentation ou à votre analyse. Par ailleurs, évitez la surcharge d’informations. Les graphiques et tableaux doivent être clairs et faciles à comprendre.

Style et format

  • Numérotez vos tableaux et graphiques de manière cohérente (ex. : Tableau 1, Tableau 2, Graphique 1, etc.).
  • Donnez à chaque tableau et graphique un titre descriptif qui résume son contenu.
  • Incluez aussi des légendes pour expliquer les symboles, couleurs ou abréviations utilisées dans les graphiques.

Présentation dans le texte

  • Lorsque vous parlez d’un tableau ou d’un graphique, mentionnez-le dans le texte (ex. : « Comme le montre le Graphique 1… »).
  • Expliquez brièvement le tableau ou graphique lors de son introduction dans le texte. Quel est son but, et que montre-t-il ?

 Sources des données

  • Références : Si vous utilisez des données provenant d’autres sources, mentionnez-les en bas de tableau ou dans une note de bas de page.
  • Authenticité : Assurez-vous que les données soient précises et justes, en vérifiant leur provenance.

Annexes

Si vous avez beaucoup de données ou de graphiques, envisagez alors de les inclure dans une annexe pour alléger le corps principal du texte, tout en les référant au besoin dans le texte. Les annexes doivent être numérotées et mentionnées dans la table des matières. Elles peuvent contenir des documents supplémentaires, des graphiques, des tableaux, etc.

Éléments préliminaires

  • Page de garde : Elle doit contenir le titre, le nom de l’auteur, le nom de l’institution, le diplôme préparé, la date de soumission et le nom du directeur de recherche.
  • Remerciements : Facultatifs, ils peuvent être inclus après la page de garde.
  • Résumé : Un résumé de la recherche doit être inclus, il est souvent en français puis en anglais.

Impression et reliure

Vérifiez les exigences concernant la présentation physique du mémoire (impression recto verso, reliure, etc.). Il est essentiel de se référer au guide de rédaction et aux normes spécifiques de votre établissement, car elles peuvent avoir des exigences particulières. N’hésitez pas à consulter votre directeur de mémoire ou le département concerné pour obtenir des précisions.

Impression et reliure

En conclusion

La mise en page est donc une étape qui ne doit pas être négligée à l’approche de la soumission d’un mémoire. Un travail bien présenté peut faire toute la différence dans l’appréciation des évaluateurs. En s’assurant que chaque partie du mémoire est distincte et bien organisée, l’auteur permet au lecteur de naviguer facilement à travers ses idées et ses analyses.

En somme, investir du temps et de l’attention dans la mise en page de son mémoire est une démarche qui mérite d’être reconnue, car elle reflète l’engagement de l’étudiant envers son travail et sa volonté de partager ses recherches dans les meilleures conditions possibles. Une mise en page de mémoire réfléchie est donc la clé pour valoriser le contenu et assurer une communication efficace des idées.