Ah, le piège classique : faut-il écrire l’erreur qu’il a fait ou l’erreur qu’il a faite ? Cette hésitation grammaticale vous semble familière ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Cette question de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir revient sans cesse, que ce soit à l’écrit ou à l’oral.
Dans cet article, nous allons décortiquer la règle, expliquer quand accorder ou non, et surtout répondre à toutes vos interrogations sur l’erreur qu’il a fait ou faite. Grâce à des exemples concrets et des astuces faciles à retenir, vous ne confondrez plus jamais ces deux formes.
L’erreur qu’il a fait ou faite : poser le problème
Tout d’abord, clarifions la difficulté. Faut-il écrire l’erreur qu’il a fait ou l’erreur qu’il a faite ? La confusion vient du participe passé « fait » utilisé avec l’auxiliaire avoir. Ce cas soulève la fameuse règle de l’accord du participe passé : s’accorde-t-il ou non ?
Exemple concret :
✅ L’erreur qu’il a faite a coûté cher.
❌ L’erreur qu’il a fait a coûté cher.
Pourquoi faite avec un « e » ici ? Parce que dans la phrase, le complément d’objet direct (COD) est « l’erreur », placé avant le verbe. Selon la règle grammaticale, quand le COD précède le verbe conjugué avec avoir, on accorde le participe passé avec ce COD.
Ensuite, cela vaut pour tous les verbes conjugués avec avoir, sauf quand le COD est après le verbe. Dans ce cas, pas d’accord.
Exemple :
✅ Il a fait une erreur. (COD après, donc pas d’accord)
Ainsi, pour l’erreur qu’il a fait ou faite, on regarde où se trouve le COD. Il est avant (grâce à « que »), donc on écrit faite.
Enfin, cette règle s’applique dans toutes les situations similaires. Et ne vous inquiétez pas : avec un peu d’entraînement, elle devient intuitive.
Quand accorde-t-on fait ou faite avec avoir ?
Ensuite, voyons de plus près quand on accorde ou non le mot « fait » au participe passé. Ce mot est le participe passé du verbe « faire », et il suit une règle simple : on accorde uniquement si le COD est placé avant le verbe.
Exemple 1 :
✅ La gaffe qu’il a faite était monumentale.
Le mot « gaffe » est le COD, placé avant → on écrit faite.
Exemple 2 :
✅ Il a fait une gaffe.
Le COD est après → on ne l’accorde pas.
De plus, dans la phrase « qui me l’a faite », on accorde faite avec « l’ », pronom remplaçant un nom féminin (ex. la réflexion, la remarque).
Anecdote : Dans un courriel professionnel, un cadre a écrit « la remarque que vous m’avez fait ». Le destinataire a immédiatement relevé l’erreur. Ce genre de détail peut affecter votre crédibilité.
Ainsi, même si le mot « fait » semble invariable, il ne l’est pas toujours. Il devient faite (ou faits / faites) dès que le COD féminin ou pluriel est placé avant.
Enfin, retenez cette astuce : demandez « qu’est-ce qu’il a fait ? », identifiez le COD, et regardez s’il est avant ou après le verbe. Vous saurez immédiatement s’il faut accorder.
Erreurs fréquentes autour de l’accord de « fait »
De plus, l’accord du verbe « faire » donne lieu à beaucoup d’erreurs, même chez les bons élèves. Cela s’explique par le fait que le mot « fait » ne change pas souvent de forme, ce qui donne l’impression qu’il est toujours invariable.
Exemple fautif :
❌ La grimace qu’elle a fait m’a choqué.
✅ La grimace qu’elle a faite m’a choqué.
Exemple fautif 2 :
❌ Les erreurs qu’ils ont fait sont graves.
✅ Les erreurs qu’ils ont faites sont graves.
Exemple fautif 3 :
❌ Je ne comprends pas quelle erreur j’ai fait.
✅ Je ne comprends pas quelle erreur j’ai faite.
De plus, la confusion est renforcée par le langage oral, où l’on n’entend pas la différence entre « fait » et « faite ». À l’écrit, cette distinction devient indispensable.
Anecdote : Lors d’un concours administratif, un candidat a été pénalisé pour avoir écrit « la faute que j’ai fait ». L’erreur, pourtant simple, lui a coûté un point précieux.
Enfin, ces erreurs sont faciles à éviter si vous suivez une méthode rigoureuse : identifiez le COD, regardez sa place, accordez ou non.
Cas particuliers et questions fréquentes
Ensuite, abordons quelques cas particuliers liés à l’erreur qu’il a fait ou faite.
Question 1 : Quelle erreur j’ai fait ou faite ?
→ Le COD « quelle erreur » est avant le verbe → on écrit faite.
Question 2 : Qui me l’a fait ou faite ?
→ Si « l’ » remplace une chose féminine (ex : la remarque), on écrit faite. Si c’est masculin (ex : le cadeau), ce sera fait.
Exemple :
✅ La surprise que tu m’as faite m’a touché.
✅ Le cadeau que tu m’as fait m’a touché.
Question 3 : Comment savoir si on accorde ?
→ Appliquez la règle : COD placé avant → accord. COD placé après → pas d’accord.
Astuce mnémotechnique :
« Avec avoir, j’accorde si le COD est devant. » Répétez-la, elle vous sauvera la mise.
Enfin, il existe peu d’exceptions à cette règle. Si vous la maîtrisez, vous évitez 80 % des fautes d’accord avec « fait ».
Mémoriser et appliquer la règle au quotidien
Enfin, pour ne plus jamais douter entre l’erreur qu’il a fait ou faite, il faut pratiquer. Car cette règle devient facile dès qu’on la met en application.
Tout d’abord, prenez l’habitude de repérer le COD dans chaque phrase avec « fait ». Posez mentalement la question « il a fait quoi ? », puis regardez si la réponse est avant ou après le verbe.
Exemple d’exercice :
Phrase : La blague qu’il a __ (faire) était de mauvais goût.
COD : la blague, placé avant → accord → faite.
Ensuite, relisez vos e-mails et vos écrits avec attention. Repérez les phrases où vous utilisez « fait ». C’est souvent là que les erreurs se glissent.
Anecdote : Une élève de terminale avait écrit « les remarques qu’il m’a fait sont inutiles ». Corrigée une fois, elle ne refit plus jamais cette faute.
De plus, vous pouvez utiliser des outils comme Scribens ou Antidote pour repérer automatiquement les fautes d’accord.
Enfin, rappelez-vous que maîtriser ce genre de subtilité améliore votre clarté, votre crédibilité, et votre image professionnelle.
Conclusion : Écrivez l’erreur qu’il a faite, et plus personne ne vous fera la remarque.